Lorsque l’évaluation des risques est finalisée, et que vous avez hiérarchisé les situations dangereuses prioritaires, vous devrez peut-être mettre en place de nouvelles actions (dans votre plan d’action ou PARIPACT). Afin de vous aider, voici des pistes concrètes d’actions :
A- Appliquer les actions de prévention du code du travail (en bleu, les précisions proposées par Propuls’) :
La réduction des risques liés à l’exposition aux épisodes de chaleur intense, prévue au second alinéa de l’article R. 4463-2 se fonde, notamment, sur :
1° La mise en œuvre de procédés de travail ne nécessitant pas d’exposition à la chaleur ou nécessitant une exposition moindre (ex : travail effectué dehors fait en intérieur ou décalé à une autre période de l’année)
2° La modification de l’aménagement et de l’agencement des lieux et postes de travail (bureaux et espaces de travail en rez-de-chaussée au nord, archive au sud par exemple)
3° L’adaptation de l’organisation du travail, et notamment des horaires de travail, afin de limiter la durée et l’intensité de l’exposition et de prévoir des périodes de repos (ex : changer pour des horaires types 5h-13h ou une coupure plus grande entre 12h et 15h, cela peut également consister à affecter les équipes exposées à des tâches plus sédentaires.)
4° Des moyens techniques pour réduire le rayonnement solaire sur les surfaces exposées, par exemple par l’amortissement ou par l’isolation, ou pour prévenir l’accumulation de chaleur dans les locaux ou au poste de travail
5° L’augmentation, autant qu’il est nécessaire, de l’eau potable fraîche mise à disposition des travailleurs (ex: via des glacières, fontaines, offrir des gourdes thermos, etc.)
6° Le choix d’équipements de travail appropriés permettant, compte tenu du travail à accomplir, de maintenir une température corporelle stable (ex: casquette, tenue en coton léger, tenue claire, etc.)
7° La fourniture d’équipements de protection individuelle permettant de limiter ou de compenser les effets des fortes températures ou de se protéger des effets des rayonnements solaires directs ou diffusés
8° L‘information et la formation adéquates des travailleurs, d’une part, sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur et, d’autre part, sur l’utilisation correcte des équipements de travail et des équipements de protection individuelle de manière à réduire leur exposition à la chaleur à un niveau aussi bas qu’il est techniquement possible. (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051676074)
B- Surveillance et alerte
Mettre en place un système permettant de déterminer, pour chaque situation dangereuse, à partir de quel moment les actions de prévention doivent être mises en œuvre lorsqu’elles dépendent d’une période. Suivre les bulletins météo (alerte canicule ou grand froid).
- Définir des seuils internes déclenchant automatiquement des mesures renforcées (ex. pauses toutes les 2h dès 30 °C, limitation du travail en extérieur en vigilance rouge).
- Vérifier régulièrement les températures et conditions d’ambiance sur site (thermomètre, hygromètre, globe WBGT).
- Mettre en place un système interne d’alerte (chef d’équipe, affichage, SMS).
C- Suivi médical et accompagnement
- Solliciter le médecin du travail pour avis sur les postes sensibles.
- Mettre en place un suivi renforcé pour les salariés fragiles (maladies chroniques, traitement médical, âge, grossesse).
- Prévoir une procédure de déclaration et de suivi des malaises ou accidents liés aux conditions thermiques.
D- Suivi et amélioration continue
- Intégrer le risque “ambiances thermiques” au DUER et aux plans de prévention (PDP, PPSPS, protocole sécurité).
- Évaluer régulièrement l’efficacité des mesures mises en place.
- Analyser les AT/malaises liés à la chaleur ou au froid pour corriger les pratiques.
- Suivre des indicateurs (absentéisme, arrêts maladie, accidents en période de chaleur/froid).
La prise en compte de ce sujet vous permettra de vous mettre en conformité réglementaire, de limiter vos accidents du travail et de maintenir une productivité proche de la normale.