Il y a un peu plus de 18 mois, j’ai accompagné une entreprise industrielle multisites d’environ 800 salariés dans le lancement d’une démarche QVCT.
Quand la direction m’a sollicitée, la demande n’était pas celle que j’entends le plus souvent. Il ne s’agissait pas de travailler sur la qualité de vie au travail au sens “bien-être” ou “engagement”. Le sujet était plus sensible, plus stratégique aussi.
L’entreprise faisait face à une montée progressive des tensions internes et, surtout, à une inquiétude grandissante autour du risque contentieux lié aux conditions de travail.
Ce qui m’a frappée dès les premiers échanges, c’est que le problème n’était pas tant l’existence de situations difficiles. Les tensions existent dans toutes les organisations, les désaccords font partie du travail réel. Le véritable point de fragilité résidait ailleurs : dans la manière dont ces situations étaient perçues, traitées, et surtout tracées.
Très vite, une question s’est imposée : que se passerait-il si certaines de ces situations arrivaient devant un juge ?