Le projet de loi s’inscrit dans une approche globale de la prévention, en agissant simultanément sur les dimensions organisationnelles, humaines et réglementaires.
Il prévoit notamment une intégration plus structurée des VSST dans le dialogue social, avec une inscription explicite dans les négociations collectives, tant au niveau des branches que des entreprises. Cette évolution vise à faire des VSST un sujet régulier de discussion et non plus un sujet traité uniquement en réaction à des situations de crise.
Les thématiques concernées couvrent désormais un spectre élargi :
- les agissements sexistes
- le harcèlement sexuel
- les violences survenues dans le cadre ou à l’occasion du travail
- les impacts des violences conjugales sur l’emploi et les conditions de travail
En parallèle, la proposition de loi renforce les obligations opérationnelles des employeurs. Les VSST devraient être intégrées de manière explicite dans le DUERP, ce qui implique une démarche structurée d’identification, d’analyse et de hiérarchisation des risques.
Les entreprises seraient également tenues d’aborder ces sujets lors des entretiens professionnels, introduisant ainsi une dimension de prévention individualisée et de repérage des situations à risque.
Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, la mise en place d’un plan de prévention devient un élément central. Celui-ci devra reposer sur trois piliers complémentaires :
- un dispositif clair de signalement et de traitement des situations
- un programme de formation structuré pour les acteurs clés
- des actions de sensibilisation régulières à destination de l’ensemble des salariés
👉 Cette approche traduit un changement de paradigme : passer d’une gestion ponctuelle des situations à une politique de prévention structurée et continue.