« Le changement n’est pas le problème. Le problème, c’est la façon dont on le vit. »

Les organisations évoluent en permanence : nouveaux outils, réorganisations, changements de stratégie, fusions, déménagements, etc. Or, ce ne sont pas les changements en eux-mêmes qui génèrent du stress, mais l’absence de cadre, de sens et de soutien dans ces périodes de transition. Ce n’est pas l’ampleur accordée au sujet qui est importante, mais bien l’impact réel sur les collaborateurs (il n’y a pas de petits sujets).
L’inquiétude générée par la mise en place d’une nouveauté, perçue comme « non connue » est légitime. Depuis la nuit des temps notre cerveau se méfie, dans un premier temps de ce qu’il ne maîtrise pas, considérant le risque possible que cet « inconnu » soit un danger.
Un changement mal accompagné active et favorise des mécanismes de défense : résistance, anxiété, désengagement. C’est là que le rôle du management et des RH devient crucial. Accompagner, ce n’est pas expliquer une fois et attendre l’adhésion. C’est écouter, clarifier, rassurer et ajuster tout au long du processus.
Pour les managers :
- Annoncez les changements de manière transparente, dès que possible.
- Expliquez, le « pourquoi », le sens stratégique, et les gains attendus (y compris les incertitudes).
- Reconnaissez les émotions liées au changement, même les résistances : elles sont légitimes (vision perte).
- Organisez des espaces d’expression pour que les équipes puissent poser leurs questions, formuler leurs doutes.
- Identifiez les alliés du changement : les relais internes qui faciliteront l’appropriation.
- Restez disponibles : le silence managérial est souvent perçu comme un abandon.
- Communiquez régulièrement sur les changements historiques (communs à l’équipe), qui ont dans un premier temps, fait peur et qui se sont traduit en réussite.
Pour les RH :
- Intégrez la conduite du changement dans les plans de formation et les parcours managériaux.
- Proposez des outils de pilotage du changement, accessibles et opérationnels.
- Mesurez les impacts psychosociaux des grands changements via des enquêtes flash ou des groupes d’écoute.
- Veillez à l’équité dans la distribution des efforts et des effets du changement (évitez les « zones oubliées »).
- Renforcez la communication interne, en multipliant les formats (FAQ, vidéos, newsletters…).
- Créez une cellule d’appui managérial pour les périodes de transformation intense.
🧩 Source : Rapport Gollac – Le « changement du travail » est un facteur majeur de RPS, surtout lorsqu’il est imprévisible ou mal accompagné.
🧩 L’INRS rappelle que la stabilité et la prévisibilité sont des besoins essentiels en situation professionnelle, surtout en contexte de transformation.